Les Fleurs du Mal

Un des premiers temps déterminant du recueil est le rapport entre le mal et la souffrance : le rôle du poète est de transfigurer le mal et la souffrance qui s’abat sur lui.

Chez les romantiques, Hugo on avait l’idée que le poète devait guider les foules, chez Baudelaire on a moins cette idée-là, pour lui il faut montrer la beauté qui se dégage du mal et de la souffrance. Amplification des thèmes romantiques (Bénédiction), la bénédiction est aussi une malédiction, ce sont les puissants suprêmes dans le poème. la fonction du poète c’est d’exprimer les sur la terre les beauté éternelles qui échappent aux hommes. Il y a un au-delà chez Baudelaire. Cet au-delà on le retrouve aussi dans Correspondances . Le poète c’est l’élu, c’est aussi celui qui travail.

« il y a dans le mot, dans le verbe, quelque chose de sacré qui nous défend d’en faire un jeu de hasard. Manier savamment une langue, c’est pratiquer une sorte de sorcellerie évocatoire » Cette sorcellerie évocatoire exclue la démarche rationnelle, au même titre qu’on exclue toute sorte de caprice. Le poète travail sérieusement dans une correspondance avec le monde sacré.

Le phare : s’abrite sous une forme de tutelle, ce sont les modèles du poète, les inspirateurs => les peintres. Le poète se donne aussi ce rôle de peintre dans son accès aux beautés supérieurs.

Les femmes dans la vie de Baudelaire et Les Fleurs du Mal

Jeanne Duval : rencontre dans les années 40, est présente jusqu’à sa mort, actrice dont l’origine géographique n’est pas nette (colonie française). Les descriptions de Jeanne Duval varient énormément. Elle le trompe et le ruine. Certains disent qu’elle était ivrogne. Chez Baudelaire elle représente une sorte de belle animal, à la fois coupable et irrésistible. Un fantôme, le parfum (p86) : le parfum est insaisissable, ce qui enivre.

Madame Sabatier : demi-mondaine (celle qui, grâce à leur charme ont réussi à obtenir une place dans le monde). Elle est une fille de rien à la naissance. Elle est toujours présentée comme une muse déifiée. « Que diras-tu, ce soir » (p90) : poème lumineux, avec la croyance en la muse, un être inaccessible.

Marie Daubrun : actrice célèbre, qui représente une sorte de tendresse et de ferveur. Ciel brouillé (p97) : poème contrasté, ce n’est pas la chaleur de Jeanne Duval qui séduit, ici c’est la froideur. Ici un amour réversible, qui peut changer