| Hiver où Nature, tu deviens effrayante, |
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Dans la salle d’azur, sous l’ombre des tentures, |
| Ma balade en ton sein n'a rien de relaxant : |
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Une mère en silence étreint son nouveau-né |
| Paysage pétrifié par un voile angoissant, |
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Le voile qui l’enlace, en pudeur façonné, |
| Toute chose devient étrange et menaçante. |
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Cache un secret plus lourd que mille forfaitures. |
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| Les arbres immenses aux longues branches nues, |
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Dandy, gueux et savant, poète et spectre austère, |
| Deviennent des spectres qui observent leur proie. |
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Offrent leurs dons au seuil du premier mois échu. |
| Perchés les corbeaux croassant avec effroi, |
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Mais des loups dans la foule aux prunelles polaires |
| Signalent ce mauvais présage malvenu. |
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Guettent les verts bourgeons poindre en rimes pendues. |
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| Cette promenade terrifiante et glaciale, |
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Trois ombres apparaissent et posent leurs offrandes : |
| Inonde mes yeux puis un flot sur mes joues coulent |
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L’amour aux dentelles par la fièvre meurtries, |
| Et tombent à terre, d'une chute fatale. |
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La mort, où chantent l’air, les chairs anéanties, |
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| Alors, pour éviter que ici je ne m'écroule |
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La jarre d’or vidée sous des mains trop gourmandes. |
| Mes pas, de mon désir de s'échapper, se hâtent. |
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Puis l’absinthe surgit, la transe hurle et gronde |
| Je reviendrai, Nature, au prochain ciel cobalt. |
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L’enfant nu se dresse, ailé, cornu, sur le monde. |
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| Flavie Fayard |
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Mélanie By |