Vendredi 23 décembre. 7h du matin. Le jour ne s'est pas encore levé et il fait un froid de canard dans le village.
En te levant, tu te sens :
[[Grognon->Grognon]]
[[Revigoré·e et plein·e d’énergie->Energie]]
(set: $nom to (prompt: "Quel est ton prénom ?", ""))
[[Commencer l’histoire -> Introduction]]
(set: $humeur to "grognon")
Tu as vraiment mal dormi.e cette nuit. Ton chat Belzébuth n'a eu de cesse de crier à la mort cette nuit, et tu aurais préféré rester sous les couettes, mais pas le choix, il faut bien gagner son pain, même la veille du réveillon de Noël.
Tu allumes la radio en beurrant distraitement des biscottes périmées de plusieurs mois, et tu te penses qu'il faudrait que tu ranges ton appartement en rentrant ce soir chez toi.
Tu fermes la porte après t'être motivé.e mentalement, d'autant plus que tu as l'impression qu'une longue journée t'attend...
[[Tu arrives à ton bureau et décides de raser les murs parce que tu veux croiser personne aujourd'hui ->Tu rases les murs à ton bureau car tu as envie de croiser personne aujourd'hui]]
[[Tu te décides de faire fortune bon cœur et tu salues tout le monde ->Tu te forces à saluer tout le monde]]
(set: $humeur to "energie")
Pour une fois, tu as bien dormi cette nuit. Ton chat Belzébuth n'a pas miaulé à la mort comme il le fait pourtant chaque soir et tu te sens donc d'attaque pour entamer cette journée !
Tu allumes la radio, le sourire aux lèvres. Même tes biscottes périmées ne sauraient gâcher ta bonne humeur. Tu te dis que c'est bientôt les vacances.
[[Tu entends un morceau de musique classique ->un morceau de musique classique]]
[[Tu tombes sur un morceau qui cartonne en ce moment ->un morceau qui cartonne en ce moment]]
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Tu ne te souviens pas d'avoir programmé par défaut ta radio sur la station "musiques classiques" mais tu t'imprègnes du morceau en admirant la justesse des violons.
Tu pars de ton appartement qui aurait bien besoin d'un rangement mais tu le reportes à ce soir, en te disant que tu as le temps.
En arrivant, tu décides
[[De saluer tout le monde ->Tu salues tout le monde à ton bureau]]
[[De raser les murs car tu as envie de croiser personne aujourd'hui ->Tu rases les murs à ton bureau car tu as envie de croiser personne aujourd'hui]]
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/iC4ytWa28qA?si=hvriuTcQFyH25kUY" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
Tu te trémousses et pars gaiement à ton bureau, pressé.e de te plonger dans les mystères non résolus du village.
[[En arrivant, tu décides de raser les murs car tu as plein de dossiers à gérer->Tu rases les murs à ton bureau car tu as envie de croiser personne aujourd'hui]]
[[Tu décides de saluer tout le monde car tu te sens d'humeur joyeuse ->Tu salues tout le monde à ton bureau]]
Tout le monde te répond avec un sourire amical sauf Cécilia qui te lance un regard noir. Interloqué.e, tu dépasses ta collègue avant de prendre le virage qui te mène à ton bureau, prenant en note mentale que tu devras aller lui parler ce midi pour lui demander comment elle va. Ces derniers temps, tu n'as effectivement pas eu beaucoup de temps pour souffler...
— Hé salut **$nom**. Dis-donc, t'as une mine joyeuse ce matin. Ça change !
Tu lèves les yeux au ciel mais rien ne pourrait entâcher ta journée. Pas même ce bon vieux Oscar et ses remarques dont on pourrait souvent se passer.
Celui qui te sert de bras droit et accessoirement de meilleur ami te suit, alors que tu rentres dans ton bureau.
[[La porte s'ouvre -> Une dame t'attend, assise sur le siège en face de ton bureau]]
— Alors ça dit pas bonjour **$nom** ? t'apostrophe une voix bien trop familière.
Tu te retournes et tu vois ton bon vieil ami Oscar, qui s'approche d'une grande foulée et te claque amicalement dans le dos. Ouch, il n'y est pas allé de main morte le bougre !
— Cécilia a l'air d'être en rogne contre toi, tu as remarqué ? Te fait s'avoir Oscar.
Oui, tu l'avais effectivement remarqué. Depuis vendredi dernier, ta collègue ne t'a pas adressé la parole mais tu n'as pas eu le temps d'aller échanger quelques mots avec elle pour t'assurer que vous étiez sur la même longueur d'ondes. Il faudra y rémédier...
[[En y pensant distraitement, tu ouvres la porte de ton bureau -> Une dame t'attend, assise sur le siège en face de ton bureau]]— Détective **$nom** !
Une petite dame se lève péniblement du fauteuil en face de ton bureau et avant que tu ne puisses lui répondre, Oscar te pousse sans ménagement sur le côté et s'empresse d'aller la saluer.
— Madame Bibelette ! Mais qu'avez-vous ? Vite **$nom**, donne-moi un mouchoir !
Sans chercher à aller plus loin, tu fouilles tes poches.
[[Miracle, tu en trouves un -> mouchoir]]
[[Tu as beau retourner tes poches, tu ne trouves que des anciennes factures froisées -> facture]]
Tes collègues te rendent ton salut avec un sourire amical pour la plupart sauf Cécilia. Interloqué.e, tu passes devant ta collègue en prenant en note mentale que tu vas devoir prendre de ses nouvelles. Ces derniers temps, tu n'as pas eu une minute à toi, entre tous ces animaux disparus...
Tu vois ton meilleur ami et accessoirement ton bras droit Oscar se diriger vers toi, l'air joyeux. Ensemble, vous vous apprêtez à rentrer dans ton bureau, habitués à vous raconter votre week-end.
[[Tu ouvres la porte de ton bureau -> Une dame t'attend, assise sur le siège en face de ton bureau]] — Merci Inspecteur Gadget, glousse ton ami, avant de se reporter son attention sur la dame désormais debout, qui te fait face.
Elle se mouche bruyament et lève son regard vers toi, avec un visage ravagé par l'angoisse.
D'un ton posé, tu lui demandes si elle a perdu le petit renard qu'elle a adopté le mois dernier, après l'avoir secouru avec son fils des pièges de chasseurs du village voisin.
[[Elle te répond que son problème est encore plus grave ->problème]]
— Laissez, ce n'est pas grave, te dit Madame Bibelette.
Elle s'essuie le visage ravagé par ses larmes et se redresse imperceptiblement.
— **$nom**, je sais que vous ne vous occupez que des cas de disparition d'animaux avec Oscar, mais j'ai vraiment besoin de votre aide. ''''Mon fils a disparu la nuit dernière ! ''''
Vous vous effondrez dans le canapé de la pièce. Vous qui pensiez passer une journée pépère !
— J'ai eu beau chercher tôt ce matin dans tous les coins qu'il affectionne, je ne le trouve pas, continue-t-elle d'une voix étranglée. Acceptez-vous de m'aider ?
Oscar se tourne vers toi. Tu regardes la petite dame qui te supplie du regard, que tu reconnais maintenant comme ta boulangère. Décidement, tu as une mauvaise mémoire des prénoms et des visages !
[[Tu acceptes sans hésiter -> Acceptation]]
[[Tu hésites car ces cas-là doivent être confiés à la police -> hésitation]]— Merci, merci **$nom**...!
Elle se mouche à nouveau et tu lui proposes de s'asseoir, alors que Oscar lui sert un verre d'eau.
— Voilà, mon fils Melvin est parti se balader comme à son habitude avec Foxy hier soir (vous comprenez qu'elle fait référence à son renardeau), mais ce matin, je ne les ai pas trouvés.
Elle renifle.
— J'étais persuadée qu'il était rentré hier soir, reprend-t-elle. J'étais dans mon lit et j'ai en effet entendu la porte claquer et la gamelle de Foxy était remplie quand ils sont partis pour leur promenade. Sauf que ce matin, elle était vide ! J'en ai déduit qu'ils étaient tous les deux rentrés mais en montant réveiller mon fils, et que j'ai vu les couvertures sens dessus-dessous et sentis le matelas froid, mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis précipitée ici !
Tu lui réponds qu'elle a bien fait de venir ici.
[[L'enquête peut commencer ! -> Début enquête]]— Non j'aurais tellement aimé que ce soit "juste" la disparitation du renardeau mais...mais...
Elle renifle.
— Je sais que vous ne vous occupez que des disparitions d'animaux avec Oscar, **$nom**, mais acceptez-vous de m'aider ?
Elle ne t'a toujours pas dit qu'elle était son problème mais l'agitation de cette dame que tu reconnais maintenant comme ta boulangère (tu as décidément une mauvaise mémoire des prénoms et des visages), te touche sans savoir pourquoi.
[[Tu acceptes donc sans hésiter -> Acceptation]]
[[Tu hésites car ces cas-là doivent être confiés à la police -> hésitation]]
— La police ? Pff ! Ricane Oscar. Tu sais bien qu'elle ne se déplacerait pas dans notre trou paumé de village. Pour eux, c'est le fin fond du monde et ils prendraient dix ans à arriver !
Tu penses qu'Oscar exaggère mais tu finis par accepter car le temps presse. Chaque minute compte pour retrouver ce gamin et son renardeau.
[[ Tu finis par accepter -> Acceptation]]<img src="https://thumbs.dreamstime.com/b/rivi%C3%A8re-dans-une-for%C3%AAt-myst%C3%A9rieuse-%C3%A0-la-nuit-sombre-brumeuse-d-motion-sur-calme-surcultiv%C3%A9e-parmi-de-vieux-arbres-rampants-ou-226091530.jpg?w=400">
Oscar se frotte les mains à côté de toi, alors que vous remontez la rivière qui longe les abords du village pour rejoindre la maison de madame Bibelette.
Devant, cette dernière mène la marche au pas de course et tu as un peu de mal à garder la cadence, mais par fierté, tu ne dis rien.
— Ah là, vous voyez ? S'exclame la petite boulangère.
[[Tu baisses les yeux et tu découvres un gant -> gant]]
[[Tu baisses les yeux et tu découvres une empreinte d'animal -> animal]]
<img src="https://www.lespetitsplaisirs.fr/cdn/shop/products/Blondepil_Homme-Gant_Exfoliant_Multi_Usages.jpg?v=1724063425&width=2048" style="width:600px; height:auto;" data-raw>
- C'était à votre fils ? Demande Oscar.
Madame Bibelette acquiesce et serre le gant ramassé contre elle, toute tremblante.
Tu arrives devant la maison de la pauvre dame. Tarabiscotée et assez vieille, elle possède toutefois un charme indéfinissable.
Ton pied à peine posé sur le palier qu'un gringalet roux, accompagné d'un petit renardeau, te dépasse en courant.
Incrédule, tu le suis des yeux.
[[- On m'explique ? Tu demandes -> bredouille]]
[[- Tu te frottes les yeux et l'apparition disparaît. Décidement, tu as trop d'heures de sommeil à rattraper... -> apparition]]
<div data-raw style="text-align:center;">
<img src="https://www.natureludique.com/wp-content/uploads/2024/06/Empreinte_chien_boue-scaled.jpg" style="width:800px; height:auto;" data-raw>
</div>
Tu te penches et observes la trace de pas. Assurément, c'est celle d'un chien. Flûte, tu aurais bien aimé trouver celle du renardeau à la place.
Tu entends un sanglot étouffé. Pensant que c'est madame Bibelette, tu t'apprêtes à la rassurer sur le fait que vous allez retrouver son fils, mais c'est un Oscar en larmes qui te fait face.
Perdu.e, tu lui demandes ce qu'il a.
[[Il évite ton regard, gêné puis souris, l'air de rien. Son entrain naturel faisant de nouveau surface. -> plus tard]]Madame Bibelette te fait face, l'air contrit.
Apparemment, son fils et Foxy sont rentrés chez eux un peu plus tard que prévus...
Tu retournes bien sagement au bureau, au côté de ton fidèle bras droit Oscar.
Pour vous remercier, Madame Bibelette vous a donné une bonne quantité de viennoiseries et de pâtisseries. Bien meilleures que tes pauvres biscottes de ce matin !
Arrivé.e aux bureaux, tu arrives à choper Cécilia, qui t'évite pour une mystérieuse raison depuis hier. Tu lui proposes un pain au chocolat en lui demandant si tout va bien de son côté.
[[Elle a l'air visiblement contrariée -> suite]]
Tu entres dans la maison et la première chose qui te saute aux yeux, c'est la propreté des lieux.
Contrairement à son apparence extérieure, l'intérieur est soignement agencé, où chaque objet semble avoir sa place. Oscar a l'air tout aussi surpris que toi mais vous vous abstenez de tout commentaire.
Des pas lourds se fond soudainement entendre derrière toi.
Tu te retournes. Un homme baraqué te domine de sa taille, un air menaçant sur le visage. Une hache dans la main, il porte une chemise à carreaux qui serait deux fois trop large pour toi, et des bottes qui lui remontent à mi-mollet.
— C'est qui eux ? Demande-t-il à Madame Bibelette, ne vous quittant pas des yeux Oscar et toi.
Cette dernière ne semble pas quoi dire mais elle se ressaisit et vous présente comme les détectives qui vont retrouver leur fils et Foxy.
"Ah cette brute épaisse doit être son mari" vous pensez. La théorie comme quoi les contraires s'attirent existe alors belle et bien...
Le visage du grand bonhomme change, alors que sa femme lui explique ses démarches depuis ce matin.
[[Il a l'air soulagé -> ravi]]
[[Il se renfrogne encore davantage. Un exploit vu son air hargneux depuis le début de la rencontre. -> hargneux]]Tu laisses tomber pour l'instant, mais tu penses qu'il faudra que tu cuisines ton meilleur ami quand cette enquête sera terminée...
[[Après quelques minutes, tu arrives devant la maison de madame Bibelette. -> apparition]] <div data-raw style="text-align:center;">
<img src="https://t3.ftcdn.net/jpg/00/84/92/40/360_F_84924017_JBCP7G0iBfRImzBRXX6pQENHm3WqMczV.jpg" style="width:800px; height:auto;" data-raw>
</div> — Ne me dis pas que tu as engagé des détectives spécialisés en disparition d'animal pour le gamin ? S'exclame l'homme furieux, en se retournant vivement vers sa femme.
"Il n'a pas tort, tu penses dans un coin de ton esprit" mais tu ne dis rien, préférant les observer tous les deux.
— Et toi, tu ne bouges jamais le petit doigt ! Rétorque-t-elle d'un ton acerbe. Tu n'aurais même pas remarqué sa disparition si je ne t'avais pas prévenu que Melvin n'était pas rentré de sa balade d'hier soir, alors que tu te lèves bien plus tôt que moi !
Elle prend un vase dans l'entrée qui trônait sur un meuble et le jette rageusement devant lui.
— J'en ai marre de tout faire dans cette maison ! Je suis la seule à m'occuper de lui en plus ! Ce n'est plus possible, avec ton caractère de cochon !
Mince, vous voilà témoin d'un scène de ménage à 9h du matin. C'est bien votre jour.
Vociférant encore des accusations envers son mari, tu vois madame Bibelette partir d'un pas rageur dans sa cuisine, vous laissant tous les trois vous regarder dans le blanc des yeux, son mari dépité en retrait.
Il vous fait signe d'approcher. Vous vous exécutez, méfiants.
[[Il chuchote sur le ton de la confidence, comme s'il vous confiait un secret d'État -> chuchote]]— Tu as bien fait mon cœur, murmure le grand gaillard avant de se concentrer sur Oscar et toi.
Enserrant la taille de sa femme, on dirait plutôt qu'il cherche un soutien. Avachi, l'air revêche qu'il arborait plus tôt a disparu pour laisser place à un chagrin qui rejoint celui de sa femme.
Tous les deux font peine à voir, et tu sens la compassion t'envahir pour ce couple drôlement assorti.
— Je m'appelle Yves. Ma femme Suze n'exaggère pas ; notre fils n'est pas un baroudeur dans l'âme. La forêt l'effraie et il reste toujours devant la maison avec Foxy, avant de rentrer. Bref, qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider ?
[[Tu lui demandes de t'accompagner au village pour essayer de réunir le plus d'informations possibles sur la disparition de leur fils et du renardeau -> Village]]
— Ma femme, Suze, est...Comme on dirait, en train de perdre les pédales.
— Comment ça ? Tu demandes.
— Elle oublie de plus en plus de choses ces derniers temps, même des choses importantes comme le fait qu'on est censés se marier dans un mois maintenant. (Effectivement, c'est pas rien ça). Elle se perd facilement sur le chemin en se rendant ou en revenant du travail. Une fois, j'étais inquiet car elle ne revenait pas et je l'ai sauvée //in extremis// de la noyade, dans la rivière que vous avez longé pour venir ici. Je lui avais pourtant dit de prendre des cours pour apprendre à nager mais elle n'en fait qu'à sa tête.
Oscar te lance un regard, un air inquiet sur le visage.
— Ça s'est passé quand, cet accident ? Lui demande-t-il.
— Il y a tout juste une semaine, répond l'homme.
Décidément, entre la disparition de l'enfant et du renardeau, plus l'amnésie de ta cliente, l'affaire n'est pas gagnée !
Le malheureux homme soupire, et vous propose d'oublier sa femme qui rumine dans sa cuisine, pour aller à la place du village, afin d'essayer de récolter des informations sur la disparition de son fils.
[[Vous saluez madame Bibelette et vous repartez avec l'homme imposant -> Village]]
Tu arrives sur la place du village et là, tu marches dans une crotte de chien.
— Pied gauche ? Ah, mauvais signe, tu entends Oscar marmonner derrière toi.
Le futur mari de madame Bibelette avance d'un pas décidé, résolu à mettre un terme à cette histoire.
— Ohé, vous interpelle une femme âgée, alors que vous descendez la rue principale pour vous rendre chez l'épicier du coin.
À moitié courbée sur son déambulateur, elle respire fort.
Tu t'arrêtes et la rejoint sur son palier de maison.
— J'aurai besoin d'un peu d'aide, s'il vous plaît. Pouvez-vous donner ce mot à Martin de la part de madame Yvette ?
[[Tu acceptes -> OK]]
[[Tu n'as pas vraiment le temps donc tu lui dis que tu repasseras plus tard -> reporté]]
Elle semble vraiment pressée donc sans te laisser le choix, elle te fourre le papier dans les mains et te claque la porte au nez avec une vitesse qui te surprend.
Tu as tout de même le temps d'apercevoir que le luxe semble régner dans cette maisonnette, un peu tristoune de l'extérieur.
Pas le choix, tu vas devoir trouver ce Martin. Toi qui a une mémoire défaillante quand il s'agit de reconnaître les gens et se souvenir de leur prénom...Dans un village de cent habitants, ça va tout de même vite.
[[Tu rejoins Oscar et le futur mari bougeon et vous vous dirigez chez l'épicier -> épicerie]] Tu sais que retrouver Martin te saura compliqué avec ta mémoire de poisson rouge des visages et des noms, mais tu acceptes tout de même le papier tendu par la dame, qui t'adresse alors un grand sourire.
Surpris.e, tu lâches un hoquet de surprise. Tu n'avais pas remarqué tout à l'heure mais ses molaires sont en or.
[[Un brin déconcerté.e, tu rejoins tes compagnons et tu te diriges vers l'épicerie -> épicerie]]Exigüe, la boutique est aussi pleine à craquer de denrées alimentaires que de clients.
Jouant des coudes, tu te faufiles au niveau du propriétaire de l'épicerie. //C'était quoi déjà son prénom... ? //
Assez frêle, un monsieur aux cheveux grisonnants vous fait face, les mains dans les noix qu'il dispose sur les étalages.
Tu lui expliques la situation et ce dernier répond par la négatif. "Non, je n'ai pas vu le rouquin se balader avec son petit renard".
Mince. Te voilà guère avancé.e. Le mari de madame Bibelette était pourtant persuadé qu'il en saurait plus, étant donné que son fils se rendait toujours dans cette boutique pour nourrir Foxy.
Tu t'apprêtes à ressortir lorsque tu remarques le paquet de raisins que porte Oscar dans ses bras.
[[Oscar te renvoie ton regard, en continuant à mâchouiller -> Lever la tête]]— Bah quoi ? Je n'ai pas eu le temps de prendre mon petit-déjeuner ce matin, te dit Oscar en s'enfilant un autre raisin.
Sans dire un mot, tu lui arraches son paquet des mains.
— Hé, je l'ai payé avec mon argent je te signale, tu entends Oscar râler.
Sans lui prêter attention, tu relis une deuxième fois l'inscription aposée sur ce dernier.
"Chez Martin" il y a écrit.
''Eurekâ'' ! Le prénom de l'épicier te revient en mémoire. Comme convenu, tu lui donnes le papier de la mamie qui t'a accosté.e tout à l'heure et la réaction de l'épicier ne se fait pas attendre.
Il sourit
Intrigué.e, tu voudrais savoir ce que le papier contient comme message.
[[Interceptant ton regard, il te le lit de lui-même -> message]]
Arrivés au village, tu te réparties avec Oscar et le couple Bibelette pour ramener le plus de gens sur la place centrale.
Bientôt, les cent habitants sont là, rassemblés sur la petite place pavée.
Il y a l’épicier encore en tablier, la dame que tu salues tous les jours qu’on n’a pas vue marcher aussi vite depuis la fête du printemps et les enfants emmitouflés dans leurs habits de neige.
Tu expliques la situation et des murmures effrayés balaient l'assemblée.
[[Une petite fille s'approche de toi et te parle alors d'une vieille légende -> Légende]]
— Mon problème **$nom**, c'est ton chat Belzébuth ! T'assène Cécilia. Il miaule toute la nuit et moi, de l'autre côté des murs, j'entends tout !
Tu restes une seconde interdit.e, avant de souffler, presque solennel.le :
— Je lui dirai de faire moins de zèle la nuit. Ou de miauler en mode silencieux.
Cécilia te regarde, dubitative.
— Il a un mode silencieux ?
— Pas du tout, mais je peux toujours négocier. On vit ensemble, c’est diplomatique à ce stade.
Elle secoue la tête, amusée malgré elle.
— Bon, va négocier avec ton démon de salon. Et ramène-moi un café pendant que t’y es.
Tu attrapes ta veste, un sourire au coin des lèvres.
— Marché conclu !
Et sur cette promesse tout à fait approximative, tu retournes à ton bureau, prêt.e à affronter la plus grande mission de ta journée : convaincre un chat de se tenir tranquille.
[[Fin -> fin]]
C'est une liste de courses, rien de plus banale, qu'il énumère.
Déçu.e, tu pars mais le mari de madame Bibelette tique.
— Mon fils est chez cette dame Yvette, vous souffle-t-il avant de vous planter ici.
Choqué.e par sa déclaration, tu le suis, Oscar sur tes pas.
[[Vous arrivez sur le perron de la dame de tout à l'heure -> vieille dame]]Madame Yvette vous défend d'entrer mais elle ne fait pas le poids face à vous trois.
Au fond du salon véranda, le petit rouquin est sagement assis dans un fauteuil, un livre à la main et son renardeau couché à ses pieds.
En vous voyant arriver, l'enfant hurle et s'enfuit à l'étage de la maison, suivi de près par son père.
Tu te mets à courir à ton tour et en ouvrant la porte où tu entends des cris étouffés, tu tombes des nues.
Le mari est penché sur son fils, les mains enserrant sa gorge, comme s'il voulait l'étrangler.
[[Sans plus réfléchir, tu lui balances le premier objet qui te tombe sur la main : une lampe -> lampe]]
Oscar se met à frissonner. Plus de froid que de frayeur, bien évidemment...
— Tu dis qu'un certain sorcier envouterait les enfants et les kidnapperait car il se sentirait seul ? Mais c'est une vieille histoire de village ça, une légende ! Tout le monde ici a déjà entendu cette histoire une fois dans son enfance. C'était pour te dissuader de faire des bêtises et de rentrer à pas d'heure, crois-moi, termine Oscar.
Plusieurs parents poussent un cri, indignés que leur secret soit ainsi révélé à tous les enfants du village. Avec ça, tous les enfants voudront continuer à jouer même après le coucher du soleil, au lieu de rentrer chez eux..
Oscar ne s'en formalise pas (ou s'en fiche totalement), et se met à la hauteur de la petite fille, avant de lui dire qu'elle devrait arrêter de croire à ces balivernes. La petite ne se démonte pourtant pas et insiste.
— Si je vous dis que ce vieux monsieur existe ! Ma grande sœur l'a d'ailleurs rencontré un jour. Dis-leur, toi ! Dit-elle en poussant une grande fille qui se cache derrière ses longs cheveux.
Un silence de mort s'abat sur la place du village qui commençait à devenir animée. Tu observes la scène.
////Ladite//// sœur ne semble pas où se mettre. Faut dire qu'avec une centaine paire d'yeux rivés sur toi, c'est un peu compliqué de bien s'exprimer...
[[La grande sœur s'éclaircit la voix et trouve le courage pour raconter l'évènement. -> raconte]]
Le grand gaillard est assommé et l'enfant se libère de sa poigne.
Madame Yvette a réussi à monter à l'étage malgré son déambulateur et madame Bibelette (que tu pensais être restée chez elle après la dispute avec son mari) est à ses côtés.
Elle se précipite vers son fils et lui fait un long câlin, en lui murmuant que tout est fini et que tout va bien se passer à présent.
Oscar et toi vous vous regardez, encore confus de ce qu'il vient de se passer.
[[Prologue -> prologue]]''//Prologue
//''
Tu manges une des bonnes viennoiseries offertes par madame Bibelette, assis.e à la cafétéria du bureau.
La bouche pleine, tu expliques la fin des évènements à tes collègues, qui sont rivés à tes paroles :
— Et là, l'épicier du coin Martin a promis à madame Bibelette de ne plus jamais les quitter, son fils et elle. Et Foxy, bien sûr. Ils peuvent maintenant s'installer dans un village voisin sans souci, grâce au généreux don de madame Yvette.
— Attends, mais tu veux dire que depuis ce temps-là, Martin ne savait pas qu'il avait eu un fils avec elle ? Elle a vraiment réussi à garder ce secret aussi longtemps ?
Tu confirmes de la tête.
— Oui, ils se sont tous les deux rencontrés jeunes et la venue de l'enfant n'était pas prévue. Comme Martin voulait alors voyager et qu'ils s'étaient méchamment embrouilés, la pauvre n'a pas eu le courage de le lui révéler.
— C'est génial ! Le compagnon est en taule, l'enfant et le renardeau ont été retrouvés et la famille est enfin réunie !
Tu termines ton repas et tu repars dans ton bureau, content que la journée se termine bien.
Ton meilleur ami Oscar rentre alors, et prend ses aises dans le canapé.
— Tu imaginais ce scénario-là ? Rigole-t-il. Une boulangère ayant entretenue une relation avec un épicier. Ils ont un fils mais elle le lui cache. Puis son compagnon actuel découvre que son fils n'est pas le sien, et devient fou. Il la terrorise quotidiennement, au point qu'elle en vienne un jour à simuler la disparition de son fils pour qu'il la laisse tranquille et qu'elle puisse s'enfuir avec son fils quand ce dernier aura le dos tourné.
Assurément, cette histoire est dingue, tu penses.
— Mais pourquoi diable nous a-t-elle mêlés à cette histoire ! Continue-t-il.
— Elle nous a appelé pour que l'histoire de disparition devienne plus crédible, mais force est de constater qu'il n'y a pas vraiment cru, tu réponds à son interrogation silencieuse. Il s'est directement rué chez madame Yvette, une fois qu'il a compris que cette liste de course ne pouvait décidément pas être destinée à une seule personne. Qui mangerait autant ? Certainement pas une vieille femme !
Oscar acquiesce et bâille bruyamment.
— C'est clair ! Le pauvre Melvin attendait patiemment les courses avec sa mère pour partir mais il a dû avoir la peur de sa vie en voyant ce taré de type débouler dans le salon à la place de l'épicier..."
C'est à ton tour d'acquiescer.
Vivement les ''vacances'' ! On toque à ta porte. Tu ouvres et tombes face à ta collègue Cécilia.
— Tu as bien un chat, c'est ça **$nom**? J'ai mis du temps à localiser la puce sur ce chat que j'avais recueilli, et j'ai vu qu'il t'appartenait. Ses miaulements le matin, c'est pas possible !
Tu te rends alors compte que Cécilia et toi êtes voisins depuis un certain temps maintenant et ce n'est pas sans te déplaire. À part elle et Oscar, te souvenir des autres visages et prénoms est plus compliqué...
Tu lui proposes alors de vous retrouver pour qu'elle te le redonne et elle se détend enfin, osant te regarder dans les yeux, un sourire reconnaissant aux lèvres.
[[Fin -> fin]] <div data-raw style="text-align:center;">
<img src="https://t3.ftcdn.net/jpg/00/84/92/40/360_F_84924017_JBCP7G0iBfRImzBRXX6pQENHm3WqMczV.jpg" style="width:800px; height:auto;" data-raw>
</div> — Je me promenais dans les bois après le dîner sans que mes parents le sachent car je devais rejoindre un ami mais je ne l'ai pas trouvé donc j'ai fait demi-tour et sur le chemin du retour, je suis tombée sur le fameux sorcier qui s'appelle Jasper.
Tout le village retient son souffle, absorbé par le récit de la jeune fille.
[[Tu lui demandes qui était cet ami. -> ami]]
Elle rougit mais continue son récit.
— Mon ami était un renardeau que je voulais secourir d'un piège de chasseur, mais je ne savais pas comment le secourir. Je me suis donc d'abord contentée de le nourrir avant d'entreprendre de le sortir du piège, mais Melvin et sa mère m'ont devancée.
Madame Bibelette qui écoutait comme les autres habitants la fille de manière attentive, relève alors la tête.
— Vous saviez qu'on gardait Foxy chez nous ?
Ce n'était pas franchement un secret d'État mais peu de personne était au courant que le couple avait adopté un renardeau, comme ils habitaient loin du centre du village.
— Oui, je l'ai découvert après. J'étais d'abord rongée par la culpabilité car je n'arrêtais pas de penser que si j'avais été plus rapide, j'aurais pu sauver le renardeau, continue la fille. Mais sur le chemin du retour, j'ai donc rencontré Jasper qui m'a assuré que le renardeau était en vie et sans l'expliquer, j'ai cru ce pauvre homme qui avait fui le village, il y a de ça soixante ans déjà.
[[Intrigué.e, tu demandes de parler de cet homme Jasper -> Jasper]]
[[Tu t'en fiches, tu veux juste savoir la fin mot de l'histoire. -> fin 3]]— Jasper vit comme un reclus dans un coin de la forêt car soixante ans plus tôt, le village l'a renié pour ses dons de clairvoyance, t'explique la fille.
Tout le monde se regarde. Personne ne semble se souvenir de ce monsieur, pourtant, les personnes âgées sont assez nombreuses dans le village.
Tout ça te paraît de plus en plus étrange mais tu la laisses continuer, car elle semble la seule à connaître la fin mot de l'histoire.
— Jasper m'a indiqué que le renardeau vivait désormais avec les Bibelette, et après avoir vérifié cette information, je me suis de nouveau rapprochée de Melvin.
Melvin et Foxy apparaissent soudain près d'un coin de rue, mais avant que le couple Bibelette ne les embrassent avec effusion, le petit a le temps de glisser quelques phrases.
En un temps record, tu apprends que Melvin et la fille étaient amis d'enfance avant de se perdre de vue. Qu'ils ont ensuite imaginé un moyen d'aider Jasper à réintégrer le village car il leur avait permis de se retrouver par l'intermédiaire de Foxy, le renardeau.
[[Le village entier, et toi compris, vous vous exclamez que ce Jasper est le bienvenu -> bienvenu]]''//Prologue//
''
Assis.e à ton bureau, tu as enfin levé le voile de mystère sur la disparition du rouquin et de son renardeau.
La jeune fille toute timide avait renoué contact avec Melvin grâce au renardeau qu'ils avaient tous les deux secouru à leur manière. (Ils étaient en effet amis d'enfance mais s'étaient perdus de vue lorsque la fille était partie en Angleterre rejoindre sa famille pour le collège).
Melvin n'avait pas disparu : il voulait seulement aider ce fameux Jasper à se réintégrer dans le village et pour cela, il fallait que ce dernier se rende indispensable à celui-ci.
Quoi de mieux que disparaître, et laisser les habitants s'en remettre à lui avec ses dons de clairvoyance ?
Sauf que pas de bol, aucun adulte ne semblait se souvenir de lui, à part la vieille légende qu'ils inventaient pour éviter que leurs enfants n'aillent faire des bêtises...
Bref, cette enquête aura été la plus étonnante que tu aies eue mais tu te félicites.
Une famille réunie, des amis qui se retrouvent, un ancien habitant qui renoue avec son village...Tu repenses à ta collègue Cécilia de ce matin, qui ne t’avait même pas salué.e en souriant.
Elle aussi, a fini par te pardonner les nuisances nocturnes de ton chat Belzébuth… même si elle t’a glissé qu’un café offert dans un lieu sympa ne serait pas de refus...
[[Fin -> fin]] ''//Prologue - Le lendemain, à 21h. Sur la place du village.
//''
Le village n’avait jamais paru aussi vivant.
Des guirlandes de papier coloré couraient d’une maison à l’autre, et la place centrale, encore bouleversée la veille par l’inquiétude générale, vibrait maintenant d’une chaleur nouvelle. C’était le réveillon.
À la grande tablée dressée au milieu du village, les habitants prenaient place les uns après les autres. On avait sorti les grandes nappes blanches, les chandelles, les plats qui mijotaient depuis le matin. Les conversations allaient bon train, entre rires, remerciements maladroits et récits déjà enjolivés de l’aventure de la veille.
Jasper arriva le dernier. Les cheveux grisonnants, il se tenait droit et avait une expression ravie sur le visage.
Longtemps considéré comme un sorcier, longtemps évité, parfois craint… il avançait désormais sous les sourires et les salutations sincères.
La vérité avait enfin éclaté : pas de sorcellerie maléfique, juste un homme différent, aux dons étranges, banni dans sa jeunesse parce qu’on redoutait ses dons de clairvoyance.
Il tremblait légèrement en s’asseyant à la table, entre Melvin et la grande fille Julie. Tout le monde l’accueillit d'un geste de bienvenu. Foxy, le petit renardeau, vint même poser sa tête sur ses genoux, comme pour sceller symboliquement son retour parmi eux.
Sentant une prémonition, il se dit qu'il pouvait désormais dévoiler sa vraie nature aux autres car de toute façon, cette dernière était de bonne augure :
''- L'année qui arrive sera la meilleure possible pour chacun d’entre nous ! ''
[[Fin -> fin]]