Sérigraphie

Ce projet de série d’impressions en sérigraphie s’articule autour du thème « Mots/Motifs », DSAA1.

Nous avons mené des recherches graphiques et typographiques, en binôme, autour d’un mot ou d’une sélection de mots, en prenant en compte leur sens dans le langage courant et en explorant leur expressivité graphique. Il nous a ensuite fallu élaborer le projet en tentant d’explorer la sérigraphie, non pas comme un simple procédé de reproduction, mais en exploitant son potentiel créatif d’impression.

 

Emma Panis et Charlie Duez

L’idée était de créer une expérience sensorielle en explorant à la fois le sens littéral qui convoque le sens du toucher mais également le sens figuré qui relève d’une expérience émotionnelle. Autour de cette ambivalence, nous avons choisi d’impliquer le lecteur par le toucher : un panel de textures et de compositions variées est proposé afin de montrer la diversité des émotions liée à l’expression.

 

Oulfa Bacary et Nouchka Bernard

Cette série de formats évoque le terme « audace », à la fois dans son vocabulaire graphique dynamique et coloré aux inspirations discos et par une pratique expérimentale de la sérigraphie.

 

Eva Raoul-Jourde et Dorian Deleris

À travers ce projet, nous avons décidé de représenter le mot « Nuage Cosmique » par le biais d’un objet éditorial qui permet à l’usager de concevoir son propre nuage cosmique grâce à un objet facilement manipulable. Ainsi les visuels de cette édition mêlent formes abstraites, se rapprochant de l’imagerie traditionnelle, et de la typographie reprenant l’intitulé de notre projet. Cette conception devient un panorama ludique reflétant le comportement instable et changeant du nuage cosmique qui varie aussi selon la vision de chacun.

 

Noémie Laud et Paul Fagot

Le mot palimpseste désigne un parchemin dont le contenu a été effacé en grattant la peau sur laquelle y était inscrit un texte, pour ensuite y écrire à nouveau.  Nous voulions mettre en exergue ces différentes couches de la page en les rendant visibles. Nous avons ainsi mis en scène le concept de superposition sous deux aspects, d’une part par des impressions multiples et d’autre part à travers notre série qui fonctionne sur un principe d’assemblage de couches de matériaux. Ainsi méthode d’impression et médium se confondent pour se présenter sous de multiples visages au lecteur.

 

Amélie Raffard et Kelly Garcia

Le mot TENSION découle du processus et de l’expérience de la sérigraphie. Lors de ce temps d’initiation, l’idée de paradoxe entre la rigueur de sa préparation et le caractère incertain et accidentel du résultat nous a paru important. La stabilité et la rigueur de la grille créée par le journal plante alors le décor de la mise en tension : il s’agit d’un projet navigant entre deux oppositions, deux états qui finissent parfois par se rencontrer et se mélanger.

 

Emmie Herluison et Claire Posé

La notion de prolifération nous a permis d’aborder des principes de multiplication, reproduction et de propagation que nous avons décidé d’exploiter uniquement à travers l’utilisation de la typographie. Ainsi, nous avons conçu trois séries de dépliants distingués selon leur gamme colorée. Imprimés sur différents supports, ils ont des formats variés et répondent alors à l’idée d’une prolifération diverse et singulière.

 

Arina Moiseeva et Claire Havard

Nous avons choisi le mot “charbon” qui évoque d’emblée une certaine matérialité, une texture. Pour traduire la texture friable et brûler du charbon, nous avons travaillé avec différentes trames afin de créer différentes couches, avec différentes qualités de noirs pour travailler en ton-sur-ton. Notre série de cartes représente différents états du charbon : d’abord noir et dense comme la roche, puis plus fragile et rouge comme la braise incandescente, et enfin gris et léger comme peuvent l’être les cendres. Les cartes sont rangées selon une désaturation progressive qui rend compte de la consommation du charbon par les flammes.

 

Andréa Oguey et Manon Darrouzes

Nous avons abordé la notion de monstre sous l’angle du spectacle, de la mise en scène. Un monstre en tant que personnage imaginaire est souvent constitué de plusieurs éléments. Pour se faire, la sérigraphie en tant que mode d’impression en série offre un potentiel de composition inépuisable. Par des jeux d’évidage ou de caches nous avons donné diverses formes à ces chimères. En suivant ce procédé, le mot monstre se construit lui aussi de divers éléments (motifs, formes). Les différents liens qui se forment entre les motifs et les formes créent des combinaisons aléatoires et ludiques. À l’image des Freak Shows, les monstres se retrouvent exposés et sont l’objet principal de la production.